C’est autour du 20 mai qu’enfin un premier ours est venu à la bait. Les produits de Ourstopx que j’avais soigneusement répartie avait fonctionné. L’ours qui avait venu avait déterré le barils et tout manger ce qui s’y trouvait sans pour autant me laisser sa trace sur pellicule. J’ai répété le même manège pendant 2 semaines mais aucun autre ours n’est revenue pendant cette période. Je commençais sérieusement à désespérer. Un samedi semi-pluvieux, je pris sur moi de refaire une ligne d’odeur mais cette fois-ci, plus que doublement plus longue que mes antécédentes. Ce samedi là, j’avais encore apporté une poche de mouler à chien. Comme je dois tout transporter à pieds sur une distance de plus de 1200 pieds et que le baril est encore intact, je décide de stocker sur place la poche de mouler. Je la placerai donc dans ma câche. Vous me voyer venir là….. La poche n’a pas de trou et n’a jamais été ouverte. je la place dans la câche fermée. Mais avant de fermer la porte, je prends soins de couvrir la poche de mouler de branches de sapin fraichement coupées.
Le mardi, j’arrive sur place et vraisemblablement, il s’est passé quelques choses… deux murs de la câche ont été arrachés et la poche a été éventré mais pas toute mangée.
Je constate que le lendemain de ma mise en place de la nouvelle ligne d’odeur, j’avais ma première et sans que je le sâche, ma dernière photo d’un ours. Elle est à la brunâtre alors on a peine à le voir.
Tout est cleané !
ENFIN ! J’ai alors commencé à voyager sur les lieux aux deux ou trois jours afin de m’assurer que l’ours ne remanquerait pas nourriture ce qui avait sans le moindre doute causé ma perte lors du premier passage deux semaines auparavant. Donc, le soir en sortant du travail à 17h00, je me précipitais à 1h30 de route pour courir sur plus de 1200 pieds dans le bois, remettre tout en place et repartir le plus tôt possible. De visite en visite, à chaque fois, un ours était venu, il renversait la chaudière et mangeait ce qu’il pouvait, déterrait le baril, le sortait de son emplacement et dévorait environ la moitié du contenu du baril. J’étais de plus en plus enthousiasme, mon découragement avait désormais fait place à une confiance. Bien qu’un ours venait fréquemment et déterrait le baril à chaque fois, je n’ai pas eu aucune autre photo du Martin. J’ai par contre eu quelques clichés inattendus. Il semblerait que mon appareil était un peu loin… par contre, j’explique mal comment il prenait un corbeau percher sur le baril… voici un couple de photos.
Le target est le samedi qui approchait en grand pas. Le jeudi précédent, je retourne sur les lieux, l’ours est revenu, il a répété son même manège…. Le samedi venue, j’arrive sur les lieux de bonheur pour me permettre de restaurer les murs atrophiés de ma câche. Donc, un aller avec les panneaux de remplacement en main ainsi qu’un pack sac plein sur le dos. Vis, couteau, perceuse, etc. Une fois réparé, je retourne à l’auto me changer, me laver à la débarbouillette, m’asperger d’huile de sapin et chercher la bouffe pour l’ours et ma carabine. Une fois la bouffe en place je déverse encore une fois de la mélasse sur les billots qui bloquent l’entrée du barils…
16h00 : Me voilà en place ! il ne me reste qu’à affronter les maringouins et brûlots, supporter la chaleur et tenter de passer inaperçu. C’est vers 19h15-19h30 que l’ours m’a honoré de sa présence. Il fait chaud, je transpire, le courant d’air est descendant et quasi sans vent. il renifle souvent dans les airs. j’ai peur qu’il me détecte. J’empoigne ma carabine et attends le moment opportun. Le voici: Bang ! il s’écroule sur place.
Comme on dit, ce n’est pas un monstre, mais un bel ours mâle de 180 lbs. J’en profite pour remercier mon ami de toujours. Dany, merci beaucoup pour l’aide que tu m’as apporté pour sortir la bête du bois. Ce n’est pas rien que tu ais accepté de faire 1h30 de route venir m’aider et en refaire autant pour retourner chez toi. Alors un gros merci pour ça. Tant qu’à être dans les remerciements, je veux aussi remercier mes enfants de m’avoir accompagnés à quelques reprises, à ma femme de m’avoir permis d’accorder tout ce temps à cette chasse. Je veux aussi remercier les produits Ourstopx. Les produits ourstopx, ils marchent !
La semaine suivant la récolte, je retourne sur place pour travailler mon petit champ nourricié et beaucoup par nostalgie. Surprise, un autre ours est venu et a tout dévoré ! Good !!!! Il a aussi redéfoncé un mur de la câche…lololo. Je ne tenait pas à ce que la bouffe dans le barils passe l’été là, c’est un spot à chevreuil après tout !! La cerise sur le sundae, en fin d’après-midi cette journée là, à environ 2 kilomètres de site, j’ai eu la chance de voir traverser deux ours devant moi dans le chemin.
Je suis pas mal content de ma chasse et assurément, je compte récidiver l’an prochain !
n’hésiter pas à me laisser vos commentaires.





















