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Attaque d'un orignal
(par Sylvain Richer)
 

Comme à tous les automnes depuis 1980, je sens une fébrilité de voir jaunir les feuilles dans le petit boisé juste en face de la maison. L'air pure et fraîche me donne un signal que la chasse est sur le point de commencer. Je suis comme l'orignal qui est doté d'une horloge au cerveau, à chaque automne l'horloge sonne pour lui donner le signal que c'est le temps de s'accoupler. La mienne m'avertit que c'est le temps de la chasse!!!

Je vais vous raconter une histoire de chasse qui est véridique. C'est à l'automne 2002 que cette aventure a débuter. La veille du départ, comme à l'habitude, les préparatifs d'usage, chargement du camion, les bagages, les vtt dans les remorques . Le départ se fait à 5 h du matin, on est vendredi, la veille de l'ouverture, en route vers le nord via la route 117. On arrête déjeuner toujours à la même place, un restaurant en bordure de la 117. Au déjeuner, chacun se nargue en disant , Hey, les gars, je vous laisse jusqu'à 9 h demain alors dépêchez vous car après il sera trop tard, l'orignal sera mort. Après s'être étiré la pipe, comme disait mon père, on reprend la route, après 5 heures 30 de route, on est enfin arrivé. Chacun place ses effets personnels à leur place et tout le monde a hâte au lendemain matin pour l'ouverture.

Le réveil se fait à 5 h, je me dépêche à déjeuner pour être le plus tôt possible à ma cache. Après les besoins naturels d'après déjeuner, je pars en direction de ma cache, même si il fait encore sombre, je suis dans l'heure légale de chasse mais c'est nuageux avec quelques averses , je marche lentement tout en scrutant, je fais quelques imitations de femelle en chaleur, pas de réponse, après trois quart d'heure de marche, j'arrive à ma cache, je vois des pistes fraîches dans la boue, je laisse partir un petit call plaintif, oups, une réponse, un male qui s'approche en laissant entendre quelques rots, je l'aperçois au travers du bois, je casse quelques branches, voilà mon Buck, il sort tranquillement sans se méfier, j'épaule ma carabine, je mets ma croix dans le coffre de l'animal, je presse la gâchette et le coup retentit dans la montagne, l'animal est atteint mortellement, il décampe vers la forêt pour s'y réfugier mais il s'écrase avant qu'il puisse pénétrer dans la couvert de la forêt. Je m'approche, la bête est visiblement morte. Je touche à ses yeux, et voilà! C'est fait, j'ai mon orignal, un petit male d'environ 1 ans et demi. J'appel mes compagnons de chasse un peu exciter, les gars arrivent dans le temps de le dire, après quelques photos, on sort l'animal pour le suspendre à un arbre derrière le camp. Le midi on fait notre traditionnel party de foie. Cognac et quelques bières pour arroser le tout.

Le lendemain, moi et Donald, on décide de mettre le coton à fromage sur l'orignal pendant que les autres partent pour la chasse. Vers 4hr30 du soir, on entend des coups de feu, je regarde Donald, je dis, c'est les boys au Lac, on peux se douter qu'ils sont deux qui tirent car les coups sont très rapprochés , après une bonne demi heure, on entend sur la radio, on vient de tirer sur 2 orignaux, un Buck et une femelle, on s'en vient vous rejoindre au camp !Les gars arrivent , on prend un café tout en écoutant le récit des deux tireurs, OK, c'est le temps, on part à la recherche de nos gibiers. En arrivant sur les lieux, on trouve la femelle morte pas très loin du lac. Mon beau père commence à l'éviscérer avec l'aide d'un autre chasseur, nous on part pour trouver le Buck, on décide de faire une recherche en demi lune, un chasseur reste immobile avec une lampe de poche pour guider les chercheurs, les autres se disperse, un moment donner, Gaston lâche un cri, il est ici, mais le Buck se lève d'une traite et se dirige droit sur Gaston, il a tout juste le temps de se cacher derrière un arbre, Réjean, qui était à environ 300 pieds à gauche, entendit les bruits et lâcha un cri, qu'est-ce qui se passe ?

?? l'orignal ne fit ni un ni deux, et partit à la course droit sur Rejean, mais au tour de Richard de se demander ce qui se passe, il cria a son tour, "qu'est-ce que vous faite", ne se doutant pas de se qui se passa, l'orignal partit en direction d'ou venait ce cri, mais le problème est que Richard était à côté de la chaloupe, car il avait fini d'arranger la femelle, la bête fonça droit sur Richard, il n'avait que sa lampe de poche pour se défendre, l'orignal passa très proche, Richard lui lâcha un de ses cris de mort en même temps qu'il tenta de frapper l'orignal avec sa lampe de poche, il est passé si proche que Richard a senti le vent déplacer par l'orignal, il a crié tellement fort que des chasseurs qui était à 3 km de nous entendit le cri, je dois vous dire que l'on n'a pas eu de misère à convaincre les gars qu'il était temps de partir avant que l'orignal décide de revenir à la charge. En revenant, les gars on entendu du bruit, on a vu le Buck sur le bord avec le poil hérissé sur son dos, évidemment qu'il n'était pas de bonne humeur.

Toute une gamme d'émotion, ouf, on a frôler la catastrophe, il faut dire que les trois gars avaient plus de 70 ans, après avoir remémorer tout ce cirque, on se coucha tout en rêvant à ce scénario digne d'un film. Le lendemain on parti voir pour récupérer la femelle et regarder pour retrouver ce Buck, qui manifestement devait être blesser, on a rien vu, pas de sang, pas de couche, rien, on a retrouver l'endroit ou Gaston l'avait déranger et on a pas trouver de sang.

On décide d'embarquer la femelle dans la chaloupe pour la sortir du bois et l'amener au camp. Après avoir pendu la femelle à côté de mon Buck, moi et Alain on décide d,aller vider nos caches, nos caches sont à environ 4 km, pas aussitôt rendu, encore des coup de feu, pis le signal, on se regarde, ça pas de sens, ça se peut pas que les gars ont tiré un autre orignal, on revient au camp le plus vite que possible car on doute que quelqu'un est eu un problème de santé, en arrivant on demande qu'est-ce qui se passe, c'est mon beau père, il prend de la nitro comme du rince bouche, ça ne va pas du tout, il est en infarctus, ah non, on embarque sur le vtt pour un 4 km, dans le camion pour plus de 50 km, ça descend en maudit, je mets mon cell sur le tableau de bord car je sais qu'a un certain endroit le signal entre, enfin le signal, j'appelle le 911, ils me disent que l'ambulance est à environ 15 minutes de la fourche, moi aussi je suis a environ 15 minutes, en arrivant à la 117 l'ambulance arrive en même temps, on embarque le beau père, direction Mt laurier, nous on doit retourner au camp pour aller chercher nos affaires. Au retour, on arrête à l'hôpital, les médecins nous disent qu'il n'a rien ????? impossible, il a déjà fait un infarctus et il sait ce que sait.

Le médecin veut le garder encore quelques jours pour passer d'autres tests. Il sortit 2 jours après. Rien, le médecin dit que ça se peut que vu qu'il a pris sa nitro au début des symptômes, les tests sont négatifs. Il dit que ça peut prendre 4 a 5 heures après l'arrêt de la médication avant que les symptômes ne réapparaisse. Aussitôt rendu à Montréal, il recommença a avoir de la douleur, on retourne à l'hôpital, ils lui on diagnostiquer un infarctus, il du être opérer pour débloquer l'artère.

Ironiquement, mon beau est décédé dû à un cancer, il est passé au travers de deux infarctus, un cancer des testicules, mais c'est la Leucémie qui a eu raison de lui.

Avec ce récit, je veux rendre hommage à ce grand homme qui fût mon deuxième père.


Sylvain Richer   
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