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Une chasse à oublier mais inoubliable
(par Sylvain Richer)
 

Quelques fois il y a des choses qui arrivent que l'on aimerait bien oublier mais c'est très difficile sauf qu'à l'inverse on devrait apprendre de nos erreurs.

Cette chasse c'est déroulé à l'automne 1998.

On chasse à cette endroit depuis 1974, alors pas besoin de vous dire que tous savent ou on s'en va et que chacun sais ce qu'il doit faire. Donald et moi on chasse dans un autre camp situé à environ 4 km du camp principal, ce qui nous donnes un peu plus de travail avant d'être installé. Une fois rendu, le rituel est, une fois bien installer, on s'ouvre une bonne petite bière tout en s'installant sur la petite galerie pour planifier notre journée du lendemain. On ne veille pas trop tard car la levée du corps ne doit pas être une besogne.

Premier matin, c'est toujours magique, comme je l'ai déjà raconter, on s'étire la pipe à savoir qui va tirer le premier, sauf que ce ne sera pas pour aujourd'hui, silence partout, presque pas entendu de coup de feu sauf un à des km plus loin. Dimanche, lundi, toujours rien, c'est mort comme ça se peu pas. Le lundi midi après un bon dîner, on discute stratégie, je dis à mon compagnon de chasse, je vais tenté quelque chose d'inhabituelle,

Je vais prendre un morceau de bois sec que j'ai trouvé près du camp, un restant qui avait servi pour faire des caches, un morceau de 2X2 en épinette, il était très sec, je vais frappé avec ce morceau de bois sur arbre assez longtemps que tout ce qui vit dans ce coin-ci vont bien se demander ce qui se passe. Comme prévu j'ai frappé avec mon morceau de bois sur un arbre pendant environ 2 heures de temps, jusqu'à la noirceur, je reviens au camp et demain il faut que je sois là avant l'aube, si un orignal décide de venir voir, il le fera avant que la clarté soit bien installer. Le lendemain j'arrive à ma cache une bonne demi heure avant le lever du soleil, je ne fais pas de bruit et je m'installe dans mon mirador qui est situé sur le dessus d'une montagne de bois franc, à peine installer j'entend une grosse branche se briser, oups, une autre, pis une autre, officiellement que c'est un orignal, le panache, j'entend son panache qui frotte sur les branches, wow, tout un feeling, il s'en vient et on dirait qu'il fait exprès pour faire autant de bruit, le hic c'est qu'il fait trop sombre, je ne suis pas dans l'heure légale de chasse, je me dit attend, il va chercher et si Dieu le veut bien aussitôt qu'il fera clair je casserai une branche pour le faire revenir. Après une demi heure d'attente infernal, maintenant que je suis dans l'heure légale de chasse, je casse une branche, Zut, il n'était qu'a quelques mètres plus bas, j'étais assuré qu'il était rendu sur les voisins car dans une demi heure un orignal fait un bon bout de chemin, l'orignal s'en vient droit sur moi, mais c'est encore sombre dans le fond du bois, pas grave il s'en vient dans la gueule du loup, il vire et va passer à ma gauche, normal la brise amène les odeurs dans cette direction, pas fou le bonhomme il va se placer vent de face, alors je me place pour m'accoter sur le rebord de ma cache et lorsqu'il sera à porter de tir il n'aura aucune chance, malheur!!!! en me plaçant de façon à avoir la meilleur position, j'accroche ma bouteille d'urine qui tombe dans le fond de ma cache, Oh non! Un bruit qui s'éternise dans le fin fond du bois, l'orignal arrête, impossible de le voir, il repart et en même temps BANG BANG ça tire comme des débiles, mais !!! c'est mes chums du camp d'en bas, mon orignal part sans demander son reste, je pars derrière lui, BANG BANG, encore ça tire en ciboule, 4 coups, après un certain temps, BANG BANG encore 5 coups, je décide d'arrêter ma poursuite pour écouter car si c'est mes chums et qu'ils ont tué, ils vont faire le signal, soit 2 coups de feu à intervalle de une minute précisément entre les deux coups. Comme défaite, le signal. Bon ben, mon orignal, ça ne sera pas pour cette année mais c'est pas grave on en a un.

J'appelle mon compagnon avec le radio et lui aussi à tout entendu, je lui dit d'arrêter me prendre avec le vtt. Je décide de laisser ma carabine et le surplus de mon stock car on va travailler un peu.

On descend et on voit, près de la trail, un pack sac, on arrête le vtt et aussitôt on entend, ATTENTION l'orignal s'est relevé et il n'est pas mort, ouin, pas de carabine!!!! j'ai de l'air fin, pourquoi avez vous fait le signal si il n'était pas mort??? On rejoint les autres, c'est mon beau père, en montant à sa cache il a fait face avec un orignal, l'orignal se sentant pris, car d'un côté c'est le lac et l'autre bord c'est une forêt très dense avec un escarpement assez abrupte, il a décidé de sauter dans le lac pour s'enfuir, l'option la plus facile, mon beau père entend le bruit de l'orignal qui se jette à l'eau, il part en courant et voit l'orignal dans le lac, il s'épaule et commence à tiré sur l'orignal à l'eau pour le faire viré, ce que l'orignal à fait, il y a une petite presqu'île et la bête s'est dirigé droit sur la pointe, aussitôt qu'il met les pieds sur le dur, mon beau père tire, l'orignal tombe puis se relève, il tir encore et là il tombe pleine face dans l'eau, ça ne bouge plus, vu que mon beau père avait tiré toutes ses balles sauf 2, il décida de faire le signal, une fois le signal fait, l'orignal se remet a bouger, il se lève, reste immobile une bonne trentaine de seconde tout en regardant dans la direction d'ou venait les coups de feu, comme pour narguer le chasseur qui le regarde impuissant, puis parti comme si de rien n'était. Là un gars à l'air fou en ciboule, plus de balles et un beau Buck à 400 pieds, le hic est que lorsqu'il a entendu l'orignal se jeter à l'eau, il a lâcher son pack sac qui contenait ses balles et parti à courir vers le lac, il avait deux chargeurs de 4 balles et une balle dans le canon.

Après avoir attendu quelques heures, on a fait des recherches pendant un bon 2 heures sans que celui-ci se soit coucher, il a saigner à l'endroit ou il a été tirer près du lac mais après ça une petite goutte ici et là. Le pire dans tout ça est que un autre compagnon de chasse était dans son mirador et avait une femelle et un Buck qui lui répondaient, on avait 4 orignaux en même temps et on n'a pas été en mesure d'en récolter un seul!!!!

Après toutes ces émotions, on s'est mis à se moquer du beau père, les gars se mettaient des balles sur les oreilles, dans le nez, après la casquette, son frère lui à même donner un billet de 50$ en lui disant : Tiens mon Richard va t'en acheter des balles. Le beau père commençait à ne pas trouver ça bien drôle. Disons que cette année là , on est revenu un peu avant le temps prévu. En revenant à la maison, le beau père et Benoît, son frère, étaient dans le même camion, mon beau père décide de passer par la cabane à sucre pour aller porter son vtt, Benoît lui dit qu'il n'était pas trop intéresser à faire ce détour qu'il aimerait mieux embarquer avec nous, ce qu'il fît.

Je viens à peine d'arriver à la maison que le téléphone sonne, le beau père, il me dit, vient me chercher sur le chemin de la cabane je viens d'avoir un accident, j'ai scrapé mon camion, Oh! Non, Heureusement il ne semble pas trop blesser, quelques égratignures et l'orgueil un peu hériter. On est allé le chercher et fait remorquer son camion qui fût déclarer perte totale. Chanceux dans sa malchance de ne pas s'être blessé sérieusement!!!! Toute une saison pour le beau père, un beau Buck manqué et un camion de scraper!!!!

Notre chasse 1998 est une chasse à oublier mais inoubliable!


Sylvain Richer   
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