Le cerf de virginie, bien qu'étant très répandu dans le sud du Québec, possède des habitudes alimentaires méconnus de la plupart des gens qui le côtoie incluant même les nemrods fervant de sa chasse. Ce cervidé, champion de l'adaptation, sait s'adapté à la plupart des contextes environnementaux et devient trop souvent victime de sa propre popularité.
Les endroits agricoles offrent souvent de petites parcelles de territoire boisées ce qui favorise la répartition des populations de chevreuil en saison hivernale. Ces petites parcelles génèrent de micro-ravages avec de faible quantité d'individus. Dans ces milieux agricoles, la répartition en petit groupe c'est l'idéal. Ces petits ravages profitent alors chacun de leurs ressources disponibles sans pour autant en abuser.
Par contre, il arrive que la population grandissante crée de micro ravage trop important pour la capacité de support de la parcelle boisée occupée par ce dit ravage. Dans ces cas la, l'inévitable survient : l'habitat se détériore et devient presqu'inhabitable par les cerfs pour les périodes hivernales subséquentes. Ces situations arrivent naturellement mais parfois l'homme dans son besoin de ressembler à Noé peut provoquer la catastrophe.
Bien que certaines personnes aient de bonnes intentions agrémenté de bonnes volontés, ils arrivent que ces gens nourrissent les cerfs dans un territoire n'offrant pas suffisamment de ressource nutritionnelle accessible pour tout les individus qui fréquenteront leur site de nourrissage. Cette fausse ressource alimentaire souvent inadéquate, mais cela est un autre histoire, agglomère maintes individus dans les endroits trop souvent restreints. Restreint dans la superficie de l'habitat et également dans ses ressources alimentaires disponibles. Les chevreuils qui normalement hivernent dans une autre parcelle de territoire avoisinante, étant opportunistes, viennent se greffer au territoire ou la nourriture est offerte gracieusement. |
Les chevreuils dont le besoin nutritionnel élémentaire se résume à manger des bourgeons et des ramilles, broutent et rebroutent alors la flore présente jusqu'à la disparition de la ressource. Cette trop grande concentration d'individus détériore souvent irrémédiablement l'habitat dont la capacité de support devient dépassée et diminuée pour plusieurs années. Après une sur-utilisation de la ressource pendant un, deux, trois hivers consécutifs, la population locale se voit alors face à un destin certainement autre que celui souhaité par son bienfaiteur.
Le milieu hivernal d'un ravage contient toujours des essences dit de type << bois mou >> : sapins, cèdres, épinettes, etc. Ces derniers ont des branches très enrichissantes pour les cervidés. Lorsque la ressource devient de plus en plus rare, la dimension des ramilles broutées augmente, chaque bout de verdure, chaque aiguille disparait peu à peu. Le manque de nourriture accessible en quantité, varié et de qualité poussent les chevreuils à rebrouter les mêmes ramilles et les rebrouter encore et encore. Les plus petits bouffent ce qu'ils peuvent se mettre sous la dent. Lorsqu'une branche ne possède plus ou pratiquement plus de verdure, lorsque celle-ci à trop été broutée sévèrement, elle se dessèche et meurt. Ces branches sont plus souvent qu'autrement jamais remplacées par l'arbre qui la possède. Du au manque de lumière des ramilles en sous étages. Il va de soit qu'une surexploitation de ses branches à répétition rends l'habitat, au fil du temps, inhabitable par les cerfs de virginie pendant la période hivernale. Dame nature peut sembler parfois cruelle mais sait comment rétablir l'équilibre.
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